Retrogaming L’Abbaye des Morts sur Commodore 64 ?

By Olegeek
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Double Sided Games, un tout nouveau label se concentre actuellement sur le portage de L’Abbaye des Morts de Locomalito sur Commodore 64.

L’abbaye des Morts  est jouable en ligne, sur Sega Megadrive, Amiga OS 4 et bientôt Sega Dreamcast, il ne manquait plus que le Commodore 64 pour faire du jeu de Locomalito l’un des plus porté à ce jour. L’Abbaye des Morts se sent visiblement très bien partout où il est porté.

Notez que ce portage du jeu de Locomalito sera la première sortie d’un tout nouveau label – Double Sided Games– qu’il faudra surveiller de très près puisqu’il favorisera les sorties de homebrews sous formats physiques sur des machines qui en ont trop peu (CPC, Atari 400/800, Thomson, Apple II…) en se concentrant pour le moment sur Commodore 64 et Amiga.
100 copies du jeu sont prévues.

A propos du Commodore 64  :

Le Commodore 64 (noté en abrégé « C64 » ou « C=64 ») est un ordinateur personnel construit par Commodore Business Machines au début des années 1980 et lancé commercialement en août 1982. Il fut la première machine vendue à plusieurs millions d’exemplaires (de 12,5 à 25 millions selon les sources) et reste le modèle d’ordinateur le plus vendu à ce jour. De par sa constitution, le C64 est considéré comme l’ancêtre de la gamme Amiga du même constructeur.

En janvier 1981, MOS Technology, société fille de Commodore spécialisée dans la conception de puces, initia un projet pour développer les puces audio et graphique pour une console de jeux de prochaine génération. Le travail de conception de ces puces, nommées MOS Technology VIC-II (graphisme) et MOS Technology SID (audio), fut terminé en novembre 1981.

Commodore décida ensuite de démarrer un projet de console de jeux qui pourrait utiliser ces nouvelles puces. Le nom de cette console était « Ultimax » ou « Commodore MAX Machine » et fut conçu par Yash Terakura de Commodore Japon. Mais ce projet fut annulé juste après les ventes des premières machines (au Japon principalement).

Au même moment, deux ingénieurs, Robert Russell (architecte du VIC-20) et Robert Yannes (concepteur du SID) émirent des critiques quant à la ligne actuel de produits Commodore, une ligne basée sur le PET et le marché des affaires. Avec l’aide d’Al Charpentier (ingénieur derrière le VIC-II) et Charles Winterble (gérant de MOS Technology), ils proposèrent donc à Jack Tramiel de concevoir un ordinateur peu cher et successeur du VIC-20. Tramiel voulait que la machine puisse avoir 64 ko de mémoire vive malgré le fait que cette quantité de mémoire DRAM coûtait la bagatelle de 100 $ durant cette période. Mais il savait que les prix allait baisser et qu’ils seraient jugés convenables avant le lancement de la production de la nouvelle machine. Donc en novembre 1981, Tramiel imposa un délai : premier week-end de janvier 1982, afin de coller avec le CES, l’un des plus grands salons informatiques de monde.

L’ordinateur porta le nom de code « VIC-40 » car il devait être le successeur du VIC-20. L’équipe d’ingénieurs était donc composée de Robert Russell, Robert Yannes et aussi David Ziembick. Ils réussirent à tenir le délai et le prototype (avec quelques programmes) fut présenté à temps pour le salon. Il y avait notamment un BASIC (BASIC 2.0) en ROM qui était disponible de suite après l’allumage de la machine.

Quand le VIC-40 fut présenté, il fut renommé en « C64 » afin de respecter la tradition des machines de Commodore comme le P128 (variante du PET-II) et le B256 qui étaient nommés en fonction de leur quantité de mémoire (en ko).

Les débuts du C64 au CES furent impressionnants. David Ziembick décrivit une scène : « Nous avons vu sur notre stand les gens de chez Atari qui étaient bouche bée, et qui nous disaient : Mais comment vous avez réussi à faire cela pour 595 $ ? ». La réponse était l’intégration verticale : Commodore était le propriétaire de MOS Technology, donc les coûts des composants étaient réduits. Chaque C64 ne coûtait que 135 $ à fabriquer.

Le prix était l’une des clés de son succès. Mais Commodore fit une très bonne campagne publicitaire peu après le lancement du C64 en fin d’année 1982, notamment des spots TV. Commodore vendit sa machine non seulement via son réseau de distributeurs agréés, mais aussi via des magasins discount et des boutiques de jouets. Avec sa prise modulateur RF, il pouvait se brancher sur une TV, et donc limiter le surplus de prix éventuel, et aussi concurrencer les consoles de jeux comme l’Atari 2600. D’ailleurs, en 1983, Commodore offrit 100 $ à toute personne voulant échanger sa console de jeux contre un C64. Le prix bas et les tactiques agressives engendrèrent une véritable guerre des prix dans le secteur informatique et vidéo-ludique.

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